« Un bon soutien permet de dépasser les appréhensions face au statut d’indépendant »

Aurélie Moreau_portrait_2013Aurélie Moreau est créatrice de vitraux. Installée dans la région de Libramont, depuis son atelier, elle crée des vitraux au style résolument moderne qui viendront embellir les habitations de ses clients. Formée en histoire de l’art, dessinatrice dans l’âme, Aurélie est parvenue à rassembler ses passions au cœur d’une profession qu’elle a développée elle-même et à travers laquelle elle s’épanouit depuis près de 9 ans.

« Si on fait quelque chose que l’on aime avec une certaine facilité, il faut se lancer, il faut inventer », explique Aurélie Moreau. En quelques mots, cette créatrice de vitraux installée dans la région de Libramont résume ce qui l’a poussée à développer sa propre activité professionnelle. Depuis bientôt neuf ans, elle est à son compte, produisant des vitraux pour des clients qui viennent parfois de loin pour bénéficier de son travail.

Une activité pour valoriser ses compétences

Vitrail_AurélieMoreau2013 copie

« Je suis arrivée aux vitraux à l’issue d’un long parcours. Ce n’est pas arrivé d’un coup. J’ai fait des études d’histoire de l’art, mais j’ai d’autre part, toujours aimé dessiner. En arrivant en Ardenne, il y a dix ans, je ne savais pas exactement ce que j’allais faire. Gagner sa vie en tant qu’illustrateur, ce n’est pas simple. L’idée de créer des vitraux est arrivée. La discipline permettait de valoriser les compétences acquises à l’université, de développer ma vision du style et de mettre en œuvre mes aptitudes pratiques. »

Le défi était de taille. Aurélie, heureusement, a bénéficié de tout le soutien nécessaire. « Mon conjoint m’a soutenue lorsque j’ai décidé de suivre une formation complémentaire en entreprise. J’ai bénéficié par la suite d’un bon accompagnement avec Challenge. Ils m’ont permis de tester mon activité sereinement, de confronter mon projet d’entreprise à une réalité économique, commente Aurélie.

Ces soutiens ont généré un réel sentiment de sécurité. Ils m’ont permis d’éviter du stress, de dépasser certains blocages qui sont, à mon sens, d’ordre purement psychologique. Dans cet environnement, on est plus créatif, plus innovant, on a plus d’idées, que l’on n’hésite moins à mettre en œuvre. »

Toujours un défi

Créer son entreprise est toujours un défi. Mais ce n’est en rien un acte insurmontable, pour peu que l’on adopte un certain état d’esprit. « C’est un acte engagé, qui exige de mobiliser pas mal d’énergie. Dans la mesure où l’on n’a que la pression que l’on se met, cela exige une réelle discipline, de bien gérer la relation avec le client, qui finalement est votre seul patron », poursuit-elle.

Maman de trois enfants, Aurélie doit jongler entre vie d’indépendant et vie familiale. C’est, pour elle, un des plus importants défis. Actuellement, son activité l’occupe pour l’équivalent d’un bon mi-temps. « Je suis indépendante à titre principal. A ce titre, les charges sont considérables. Je pense que l’on devrait pouvoir créer un statut d’indépendant mi-temps pour les chargés de famille », commente-t-elle.

Créer des échanges

L’autre difficulté dans son activité, dit-elle, réside dans le fait de travailler seule. « Pour la première fois, j’ai accepté de prendre pour un temps déterminé un stagiaire, Benoît Rousseau, avec lequel il y a réel échange d’idées. Au niveau relationnel, c’est riche. C’est un jeune homme qui a du potentiel, une vision, un style qui lui est propre, plus géométrique et qui inclut un autre travail du verre. Venir travailler à mes côtés lui permet d’avoir un aperçu du fonctionnement d’un atelier au quotidien. Cela permet une transmission d’expériences. D’ailleurs, il est aussi accompagné par Challenge. Il entend donc, lui aussi, tester son activité et se lancer. » Un futur concurrent, donc. Mais cela n’inquiète pas Aurélie outre-mesure. « C’est avant tout pour un style qui lui plaît qu’un client va s’adresser à un créateur ou un autre. D’autre part, plus l’offre sera diversifiée, plus ce sera intéressant. Cela peut donner des idées aux gens. »

Aurélie prouve avant tout que, au-delà de la réalité économique, la passion se partage. Et que, une fois que la passion est là, elle permet de soulever des montagnes. « Créer son propre emploi est passionnant. Une fois que l’on travaille avec plaisir, on ne voit tout simplement plus le temps passer », conclut-elle.

http://www.aurelimo.net

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